Guatemala

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La montée du San Pedro

Par Michka
La montée du San Pedro

Michka a fait un voyage à la découverte des volcans actifs du Guatelama : Pacaya, Santiaguito, Fuego, de ses marchés colorés: Almolonga, Zunil, Chichicastenango et de ses sites mayas: El Ceiba, Aguateca, Tikal... Zoom sur son périple à la découverte de San Pedro (3020 m).

Lever 3 h 30. Petit déjeuner très rapide avec uniquement un café et une part de gâteau acheté par Oliverio. Nous partons avec le pique-nique dans le sac à dos. Court transfert en bus jusqu’à l’entrée du Parc National du Volcan San Pedro, à 1850 mètres d’altitude.
Nous partons la lampe frontale allumée. Un guide du Parc, Santos, ouvre la marche et Oliverio la ferme. Etant un peu comme les vieux moteurs diesel qui avaient besoin de chauffer un petit moment pour atteindre un régime de croisière, je trouve que Santos part un peu rapidement. Malgré tout, je ne me laisse pas distancer.

Après une légère descente sur quatre ou cinq cents mètres, nous monterons sans interruption jusqu’au sommet. Oliverio nous informe que nous traversons une plantation de caféiers mais nous ne nous en rendons pas vraiment compte. Ensuite un peu de maïs, puis la forêt primaire.
Un premier arrêt à un mirador permettant d’avoir une vue sur le lac Atitlan qui s’étale à nos pieds. Comme la nuit est encore bien noire, la seule chose que nous voyons, ce sont les lumières de San Pedro ainsi que celles des villages situés de l’autre côté du lac.

La pause s’avère un peu longue à mon gré car je me refroidis, étant monté, dès le départ, en tee-shirt. Il fait frais il est vrai à cette heure matinale mais aucun souffle d’air et je me sens bien pour marcher.
Nous repartons. Assez rapidement, Maryse et Bernard prennent un peu de retard sur le reste du groupe. Afin de ne pas être obligés de nous arrêter régulièrement pour les attendre, Oliverio les invite à marcher juste derrière Santos qui réduit alors son allure. Régler le rythme du groupe sur le maillon le plus faible, telle est la devise. Nous piétinons un peu derrière eux mais, de ce fait, je ne suis pas du tout essoufflé.

La montée présente un profil assez régulier sur un sentier de terre un peu grasse par endroits. Des escaliers sommaires sont aménagés de place en place : un rondin retenu par deux piquets enfoncés dans le sol, en guise de contremarche. Les marches, pas trop irrégulières, évoquent pour moi les voies de schlittage autrefois dans les forêts vosgiennes.
Peu à peu, l’aube rosit les crêtes et nos frontales ne s’avèrent plus indispensables. Ici, à mi-chemin entre l’Equateur et le tropique du Cancer, c’est pratiquement l’équinoxe toute l’année. Le jour se lève vers 6 h 20 et la nuit tombe vers 18 h 20.

En quelques passages où les arbres sont moins serrés, nous pouvons apercevoir la silhouette de quelques volcans dont le Santa Maria, le Zunil…
Dernière pause à la plateforme, un espace pouvant accueillir éventuellement quelques tentes. Je me dirige vers les toilettes mais le tas de PQ utilisé, déposé au pied du siège en bois me repousse et je préfère poser culotte dans la nature un peu en arrière. Et je ne serai pas le seul !
Nous arrivons au sommet à 8 h 30 soit après 4 heures de marche, pauses comprises. Un espace restreint avec quelques rochers et des arbres. Aucun nuage aussi bénéficions-nous d’une très belle vue sur le lac d’un bleu intense. Quelques bateaux rident sa surface de leur sillage.
A nos pieds, légèrement à droite, le village de Santiago Atitlan et au fond, émergeant de quelques fumées blanchâtres, l’Acatenango, l’un de nos prochains rendez-vous.

Entre les rochers, un lieu sacré pour les Mayas, un groupe de cinq ou six personnes se livre à des incantations, tous dans une attitude de profonde ferveur qui m’émeut. Après ils s’inquièteront de savoir de quel pays nous venons.Nous ouvrons le panier pique-nique et découvrons deux sandwichs, une pomme et une canette d’une boisson fort sucrée. La montée nous a ouvert l’appétit. Aujourd’hui encore, Oliverio nous a gâtés, il sort un gros ananas de son sac, l’épluche avec son coutelas et le coupe en tranches verticales. Personne ne se fait prier, bien au contraire, d’autant plus que tout se mange, même le cœur.

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